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22.07.2026 08:07 PM
EUR/USD – Analyse Smart Money : l’euro reste coincé dans un range
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La paire EUR/USD reste inscrite dans l’impulsion baissière locale entamée le 17 avril, tandis que, au cours des trois dernières semaines, les acheteurs n’ont réussi qu’à repousser très légèrement les vendeurs. Même si les haussiers ont lancé une offensive, le mouvement manque clairement de conviction. À mon sens, l’euro est aujourd’hui beaucoup plus proche d’une nouvelle phase de repli que d’une extension de son modeste rebond. Ces dernières semaines, les acheteurs ont montré peu de vigueur. La nouvelle semaine a d’ailleurs débuté par un nouveau recul de l’euro, même si celui-ci reste limité. Le dernier « liquidity sweep » suggère une forte probabilité de poursuite du mouvement baissier. Il est difficile d’anticiper la profondeur et la durée de ce repli, mais les vendeurs ont un objectif clair : le dernier creux de swing à 1,1325. Un « liquidity sweep » sous ce niveau pourrait offrir aux acheteurs une seconde opportunité. Sur le plan fondamental, je vois toujours peu de raisons de justifier la domination persistante des vendeurs. Les développements géopolitiques ont une nouvelle fois déçu, mais ils ne devraient pas constituer un facteur déterminant pour les opérateurs, qui ont à peine réagi ni au cessez-le-feu temporaire, ni à la réouverture du détroit d’Ormuz. À mon avis, les vendeurs peuvent encore pousser le marché un peu plus bas, mais ils ne pourront pas maintenir leur offensive sur la seule base de l’enthousiasme. La réunion de la BCE de demain devrait susciter peu d’intérêt, surtout après le récent repli de l’inflation en zone euro.

Il convient également de rappeler que les dernières statistiques sur le marché du travail américain se sont révélées relativement faibles, tandis que le rapport sur l’inflation a confirmé un nouvel apaisement des tensions. La création d’emplois demeure atone. Sur les trois derniers mois, l’économie américaine a généré environ 100 000 emplois de moins que ce qu’attendaient les opérateurs. En conséquence, le ralentissement de la croissance de l’emploi et le reflux de l’inflation jettent le doute sur la probabilité d’une hausse des taux de la FOMC à court terme. Le dollar américain ne peut plus vraiment compter sur la politique de la Federal Reserve comme principal soutien.

La géopolitique est repassée à l’arrière-plan. Téhéran et Washington se sont retirés de l’accord du 17 juin, mais cela n’a pas surpris les intervenants de marché. Le président Donald Trump a révoqué l’autorisation d’exportation de pétrole iranien, rétabli les restrictions sur le transport maritime iranien, tandis que l’Iran a de nouveau fermé le détroit d’Ormuz et repris les attaques contre les navires tentant de le franchir. Le marché n’a réagi ni à la fin du conflit ni à sa reprise. Nous n’avons pas observé la baisse attendue du dollar américain lorsque les tensions géopolitiques se sont apaisées, ni un renforcement de l’euro en réponse au durcissement de la politique monétaire de la BCE. Les vendeurs conservent une nette domination malgré le contexte fondamental et géopolitique plus large. À ce stade, la résurgence des tensions géopolitiques ne leur offre qu’un prétexte formel pour accentuer les ventes. À mon sens, toutefois, les opérateurs intègrent en pratique les risques géopolitiques pour la troisième fois, y compris des événements qui ne se sont pas encore produits.

La structure actuelle du graphique continue d’appuyer l’impulsion baissière entamée le 17 avril. Le Bearish Imbalance 17 n’a pas encore été comblé, tandis que l’Imbalance 18 a été invalidé par la faiblesse des données sur l’emploi américain. Aucun schéma haussier ne s’est formé, et il est peu probable qu’il en apparaisse dans les prochains jours compte tenu du manque de dynamisme du marché. Les acheteurs peuvent poursuivre une correction en direction du Bearish Imbalance 17, mais, à ce stade, il n’existe aucun setup technique suffisamment convaincant pour justifier une prise de position sur ce mouvement. Un « liquidity sweep » s’est déjà produit sous le plus bas du 1er août de l’an dernier (indiqué par la ligne rouge sur le graphique), suivi d’un balayage au-dessus du plus haut du 2 juillet. Ces évolutions fournissent au moins aux vendeurs une justification technique pour maintenir la pression.

Aucune publication macroéconomique significative n’est intervenue mercredi. Ni les États-Unis ni la zone euro n’ont diffusé de données importantes au cours de la séance, et l’activité globale est restée limitée.

Les acheteurs conservent toutefois de solides arguments de long terme pour reprendre la main en 2026, et le conflit au Moyen-Orient n’a pas fondamentalement modifié cette perspective. D’un point de vue structurel et fondamental, les politiques du président Trump – qui ont largement contribué à la forte baisse du dollar américain l’an dernier – restent en grande partie inchangées. Pour l’instant, je ne vois aucun soutien fondamental majeur en faveur du dollar, malgré la posture hawkish de la FOMC. La paire EUR/USD se rapproche d’une série de creux marqués et de points de retournement (« swing points ») où un nouveau « liquidity sweep » pourrait intervenir, signalant potentiellement la fin de l’impulsion baissière actuelle.

Calendrier économique des États-Unis et de la zone euro

  • Zone euro : décision de la BCE sur les taux d’intérêt (12h15 UTC)
  • États-Unis : inscriptions hebdomadaires au chômage (12h30 UTC)
  • Zone euro : conférence de presse de la BCE (12h45 UTC)

Le calendrier économique du 23 juillet met en avant deux événements majeurs liés à la BCE. Même si les publications de jeudi ne devraient avoir qu’un impact limité sur le sentiment de marché, elles ont peu de chances de déclencher une réaction marquée.

Prévisions EUR/USD et recommandations de trading

À mon avis, la paire reste engagée dans la construction d’une tendance haussière de plus grande ampleur. Bien que le contexte fondamental se soit nettement retourné en faveur des vendeurs il y a quatre mois, la tendance haussière de long terme ne peut pas encore être considérée comme invalidée. Les acheteurs pourraient parfaitement déclencher une nouvelle phase de hausse après un « liquidity sweep » sous les principaux plus bas. Toutefois, ouvrir des positions longues aux niveaux actuels serait prématuré. Il est préférable d’attendre la formation de schémas haussiers clairs.

À ce stade, les intervenants ne disposent que du Bearish Imbalance 17 comme repère technique vraiment significatif. La liquidité a déjà été balayée sur les derniers points de swing, tandis que les arguments fondamentaux en faveur d’une force durable du dollar américain restent discutables. J’anticipe donc toujours un mouvement de reprise haussière, mais il est essentiel d’attendre une confirmation technique avant de se positionner dans ce sens. À défaut, les opérateurs peuvent patienter jusqu’à l’apparition d’un nouveau signal de vente au sein du Bearish Imbalance 17.

Samir Klishi,
Analytical expert of InstaTrade
© 2007-2026

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