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La monnaie européenne aborde la nouvelle semaine dans un climat plutôt négatif. Les acheteurs espéraient depuis longtemps un durcissement de la politique monétaire de la Banque centrale européenne, ainsi qu’un accord mettant fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrant le détroit d’Hormuz. Or, aucun de ces deux scénarios ne s’est encore matérialisé.
Les chances que la BCE relève ses taux d’intérêt lors de la prochaine réunion sont de 50-50. La BCE est plus proche d’un resserrement que la Federal Reserve et la Bank of England, mais on ne peut pas pour autant être certain à 100 % d’une telle décision. Le premier jour de la semaine a montré que les bonnes nouvelles économiques en provenance d’Europe restent rares. Lundi, on a appris que les ventes au détail en Allemagne avaient reculé de 0,3 % en avril, et que le taux de chômage dans l’UE, contrairement aux attentes, n’avait pas baissé à 6,2 %. Ainsi, la semaine a débuté sur une note baissière pour la monnaie européenne. Désormais, le schéma de vagues semble indiquer le début d’une cinquième vague au sein d’un segment de tendance baissière amorcé le 17 avril. Cette cinquième vague pourrait ne pas être trop forte et se terminer légèrement en dessous du niveau 16. Cependant, l’ensemble de la tendance baissière actuelle pourrait faire partie d’une vague C de plus grande ampleur, qui devrait s’achever en dessous du niveau 14.
La force du recul de l’EUR/USD sera déterminée par le contexte géopolitique. La semaine a commencé avec de nouveaux rapports de tirs réciproques entre les États‑Unis et l’Iran. Il est clair que toute nouvelle escalade est un prétexte pour acheter le dollar américain. Les promesses de Donald Trump au sujet d’un prochain accord préliminaire avec l’Iran ne se sont une fois de plus pas concrétisées, et les signaux en provenance de Téhéran sont d’une tout autre nature. Par conséquent, je considère que le dollar américain pourrait se renforcer au cours de la ou des deux prochaines semaines.
Parmi les événements économiques prévus cette semaine dans l’Union européenne, se distinguent le rapport sur l’inflation, qui sera publié demain, ainsi que le discours de Christine Lagarde et les chiffres des ventes au détail jeudi, et l’estimation définitive du PIB du premier trimestre vendredi. Sans aucun doute, le rapport sur l’inflation est le plus important, mais le PIB aura également son importance, car la BCE doute de l’opportunité de durcir sa politique monétaire précisément en raison du risque de ralentissement de l’économie européenne. En conséquence, une hausse de l’inflation dans l’UE au‑dessus de 3,2 % pourrait enrayer la baisse de l’euro. Une hausse de l’inflation inférieure à 3,2 % ou l’absence de progression pourraient, au contraire, déclencher de nouvelles baisses de la paire EUR/USD.
Sur la base de l’analyse de l’EUR/USD, je conclus que l’instrument reste inscrit dans un segment de tendance haussière (graphique du bas) et, à court terme, dans une structure corrective. Nous pourrions actuellement observer la formation de la vague 5, qui pourrait faire partie de la vague C. L’ensemble de la vague C (si l’analyse de vagues actuelle est correcte) pourrait achever sa formation bien en dessous du niveau 14. Toutefois, une baisse aussi marquée de l’instrument nécessiterait le soutien du contexte géopolitique. Dans le cas contraire, l’ensemble de vagues baissier pourrait prendre une forme tronquée (a‑b‑c) et terminer sa formation légèrement en dessous du niveau 16.
La structure de vagues de la paire GBP/USD s’est clarifiée avec le temps. J’anticipe la formation d’un ensemble de vagues baissier, qui pourrait prendre une forme impulsive et correspondre à la structure impulsive de l’EUR/USD. Toutefois, même si le GBP/USD forme une série de vagues a‑b‑c et que l’EUR/USD construit une structure complète en cinq vagues, ce scénario implique une baisse à la fois de l’euro et de la livre. Étant donné que les vagues correctives isolées sont rares, je considère que la livre sterling formera la vague 3 ou c. Dans ce cas, l’instrument a de fortes chances de tomber en dessous du niveau 33. L’euro reculerait également dans ce scénario.