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La paire de devises GBP/USD a également évolué avec une grande prudence mardi, malgré le discours de Kevin Warsh, la publication du rapport sur l’inflation américaine et une nouvelle escalade au Moyen‑Orient. En principe, chacun de ces événements peut être interprété de différentes façons par n’importe quel trader ou investisseur. Par exemple, le détroit d’Ormuz est‑il de nouveau bloqué ? C’est une mauvaise nouvelle, marquée en rouge. Mais en même temps, il a été bloqué bien plus souvent qu’ouvert au cours des 4 à 5 derniers mois, donc rien de vraiment nouveau ne s’est produit. Le monde apprend progressivement à vivre sans le pétrole du Moyen‑Orient. Pour l’instant, cela se passe mal, mais le monde ne dépend pas exclusivement des pays du Moyen‑Orient pour ses réserves de pétrole et de gaz. Ceux qui en ont besoin trouveront, comme toujours, des voies alternatives.
Il en va de même pour l’inflation. Celle‑ci a ralenti à 3,5 % en juin, comme prévu, puisque les prix du pétrole ont retrouvé ce mois‑là leurs niveaux d’avant‑guerre. Cependant, à l’avenir, l’inflation dépendra entièrement de la géopolitique, et il est tout simplement impossible de prévoir comment évolueront les événements au Moyen‑Orient ni quels seront les prix du pétrole dans un mois. Si la situation s’aggrave, les prix de l’énergie continueront vraisemblablement à augmenter. Ainsi, le rapport sur l’inflation de juin ne permet de tirer aucune conclusion à long terme.
Lors de son intervention au Congrès américain, Kevin Warsh a confirmé que l’inflation constituait un problème, mais, comme on pouvait s’y attendre, il n’a formulé aucune déclaration concernant la politique monétaire pour le reste de l’année. La Réserve fédérale demeure dans une position attentiste, car la situation au Moyen‑Orient peut changer à tout moment. Le détroit d’Ormuz peut être « ouvert » en cinq minutes simplement en cessant les frappes contre les navires qui y transitent. De la même manière, il peut être « fermé » en cinq minutes. Par conséquent, la situation peut évoluer plusieurs fois au cours d’une seule journée.
Faut‑il s’attendre à un nouveau renforcement du dollar américain ? Nous le pensons, mais seulement si la Fed passe des paroles et des signaux à l’action. Si l’inflation aux États‑Unis reste durablement élevée et que la Fed non seulement relève une fois le taux directeur, mais poursuit en outre ces hausses, le dollar américain se renforcera, malgré les anticipations initiales de son affaiblissement en début d’année.
Cependant, nous ne pensons toujours pas que ce scénario soit le plus probable. Nous continuons de croire que Kevin Warsh fera tout pour éviter un durcissement de la politique monétaire et plaidera pour un assouplissement dès que l’occasion se présentera. Bien entendu, les membres du FOMC ne manquent pas de jugement, et Jerome Powell, qui restera président de la Fed pendant encore deux ans, les aidera à prendre la bonne décision. Ainsi, la situation est complexe non seulement au Moyen‑Orient, mais aussi au sein de la Réserve fédérale. Les batailles pour 2026 s’annoncent particulièrement âpres, et le sentiment de marché pourra changer de nombreuses fois. Nous ne nous risquerions donc même pas à formuler, à ce stade, des prévisions à moyen terme. À long terme, le dollar reste inscrit dans une tendance baissière, mais à court terme, il peut évoluer dans un sens comme dans l’autre, en fonction d’événements impossibles à prévoir.
La volatilité moyenne de la paire GBP/USD sur les cinq dernières séances de trading est de 70 pips, ce qui est considéré comme « moyen » pour cette paire. Le mercredi 15 juillet, nous attendons donc un mouvement à l’intérieur de la fourchette délimitée par les niveaux 1,3309 et 1,3449. Le canal de régression linéaire supérieur est orienté à la baisse, ce qui indique une tendance baissière. L’indicateur CCI est entré deux fois en zone de survente et a formé deux divergences haussières, ce qui laisse envisager une possible fin de la tendance baissière. Toutefois, l’indicateur a désormais formé une divergence baissière.
La paire de devises GBP/USD conserve une tendance baissière. La politique de Donald Trump continuera d’exercer une pression sur l’économie américaine, de sorte que nous n’anticipons pas de croissance à long terme du dollar américain. L’année 2026 s’avère extrêmement positive pour le dollar en raison de facteurs géopolitiques et de la volonté de la Fed de relever les taux directeurs. Toutefois, un mouvement latéral est maintenu sur l’unité de temps hebdomadaire entre 1,3150 et 1,3780, au sein d’une tendance haussière de quatre ans. Des positions longues avec des objectifs à 1,3428 et 1,3449 peuvent être envisagées lorsque le prix se situe au-dessus de la moyenne mobile. Une position du prix en dessous de la ligne de moyenne mobile permet d’envisager des ventes avec un objectif à 1,3306.