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17.07.2026 02:06 PM
L’euro reste en phase de consolidation

La Banque centrale européenne (BCE) semble adopter une approche prudente, les anticipations allant dans le sens d’un maintien des taux d’intérêt inchangés en juillet, avant qu’une décision finale ne soit prise en septembre. Entre-temps, l’EUR/USD continue d’évoluer dans une zone de consolidation comprise entre 1,1370 et 1,1470, les traders réduisant leurs positions avant la réunion du Conseil des gouverneurs de la BCE et les prochaines publications de données sur l’activité des entreprises.

Une enquête Bloomberg laisse peu de place à la surprise : tous les répondants s’attendent à ce que la BCE maintienne son taux de dépôt inchangé le 23 juillet. Cependant, la plupart des économistes prévoient une hausse de taux de 25 points de base, à 2,50 %, en septembre, moment où la BCE disposera de nouvelles projections économiques trimestrielles. Le raisonnement est simple : le conflit impliquant l’Iran a entraîné une hausse des prix du pétrole, déclenchant la plus forte poussée d’inflation dans la zone euro depuis 2023.

Prévisions des économistes concernant les taux de la BCE

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Cependant, le scénario restrictif est loin d’être certain. L’inflation a ralenti plus qu’attendu en juin, et il n’y a toujours aucun signe de spirale prix-salaires en formation. Le président de la Bundesbank, Joachim Nagel, continue d’appeler à la vigilance et décrit les taux d’intérêt actuels comme « appropriés », mais il s’est gardé d’approuver explicitement une hausse des taux en septembre. La présidente de la BCE, Christine Lagarde, de son côté, s’est délibérément abstenue de fournir des indications prospectives, laissant les marchés spéculer sur la prochaine décision de la banque centrale.

Comme souvent, les évolutions au Moyen-Orient restent la variable clé. Le fragile cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran conclu le mois dernier a déjà cédé la place à une reprise des actions militaires. Une escalade limitée justifierait probablement une pause prolongée de la BCE, tandis qu’une perturbation majeure des approvisionnements en pétrole et en gaz naturel pourrait raviver les effets de second tour sur l’inflation et obliger les décideurs à réexaminer les anticipations d’inflation.

HSBC s’interroge sur le caractère inéluctable d’une hausse des taux en septembre. Si les négociations de paix progressent et que les conditions d’approvisionnement énergétique s’améliorent, la BCE pourrait ne pas avoir besoin de resserrer davantage sa politique monétaire. Danske Bank, en revanche, conserve une vision baissière de l’EUR/USD, avec un objectif de 1,1100, en se fondant sur des anticipations de croissance économique plus vigoureuse aux États-Unis et d’une Réserve fédérale plus agressive.

Le dollar américain, toutefois, n’est pas exempt de vulnérabilités. MUFG estime qu’un ralentissement de l’inflation américaine et les propos accommodants de Kevin Warsh, qui a qualifié les pressions inflationnistes liées à l’IA de temporaires, plaident en faveur d’une pause de la Réserve fédérale et d’un affaiblissement ultérieur du billet vert. Bank of America adopte la position inverse et identifie trois grands facteurs haussiers pour le dollar américain au second semestre de l’année : les développements dans le détroit d’Ormuz, une Réserve fédérale offensive avec la possibilité de trois hausses de taux supplémentaires, et la poursuite des dépenses d’investissement dans l’intelligence artificielle par les entreprises technologiques hyperscale.

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Il en résulte un tableau de marché intéressant. Presque tout le monde s’attend à ce que la BCE fasse une pause la semaine prochaine, mais les opinions divergent fortement concernant le mois de septembre, la trajectoire de la politique monétaire de la Réserve fédérale et l’orientation des évolutions géopolitiques ainsi que leur impact sur le marché des changes. En fin de compte, ce ne sont pas les enquêtes auprès des économistes qui trancheront, mais bien les événements qui se dérouleront au Moyen-Orient.

D’un point de vue technique, le graphique quotidien montre que l’EUR/USD continue d’évoluer au sein de la zone de consolidation 1,1370–1,1470. La stratégie consistant à vendre l’euro à l’approche de la borne supérieure de cette zone a déjà permis de mettre en place des positions vendeuses. Pour l’instant, il reste pertinent de les conserver.

Marek Petkovich,
Analytical expert of InstaTrade
© 2007-2026

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