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20.07.2026 09:45 AM
Le marché joue à cache-cache

Le trône n’est jamais vide. Dès que les fabricants de puces ont vacillé, les actions américaines se sont immédiatement trouvé une nouvelle coqueluche. Le Philadelphia Semiconductor Index a plongé de 20 % par rapport à ses sommets de juin. La panique a été déclenchée par la sortie du modèle Kimi K3 de la société chinoise Moonshot AI, qui affirme être le plus grand modèle open source au monde. Les analystes établissent déjà des parallèles avec la vague de ventes provoquée l’an dernier par DeepSeek. Les doutes sur la rentabilité des dépenses colossales liées à l’IA frappent précisément les valeurs qui avaient contribué à porter l’indice de référence à un gain d’environ 9 % depuis le début de l’année.

Dynamiques des indices des semi-conducteurs et des hyperscalers

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L’indice S&P 500 lui?même paraît nettement plus sain que ses anciennes vedettes. L’indice large a clôturé sous sa moyenne mobile à 50 jours après deux semaines de baisse, alors que la version équipondérée du S&P a terminé à un niveau record. Cela traduit une bonne diffusion du marché : la correction n’est pas généralisée, mais concentrée sur un segment surchauffé.

Le principal bénéficiaire de cette rotation a été Apple. L’entreprise a brièvement dépassé Nvidia en termes de capitalisation boursière, atteignant 4,9 trillions de dollars. Les investisseurs délaissant les valeurs de semi?conducteurs surévaluées y ont trouvé un nouveau refuge — d’autant plus qu’après l’autorisation donnée par Pékin à Apple de déployer Apple Intelligence en Chine, la croissance du chiffre d’affaires devrait s’accélérer.

Les investisseurs particuliers revoient également leurs priorités. La longue histoire d’amour entre les particuliers et les Magnificent Seven s’essouffle. Bien que ce groupe représente encore environ 36 % de la capitalisation du S&P 500, les investisseurs cherchent de plus en plus la « prochaine star de l’IA » parmi des valeurs moins médiatisées, plutôt que de continuer à renforcer leurs positions sur Microsoft, Apple, Amazon, Meta, Nvidia, Alphabet et Tesla.

Le mouvement n’est toutefois pas à sens unique. Les Magnificent Seven sont à la traîne par rapport au marché élargi pour la première fois depuis des années, un signal rare étant donné qu’ils ont porté le marché pendant la majeure partie de la dernière phase de hausse. Societe Generale estime que cette rotation sera probablement de courte durée : la banque a relevé son objectif de fin d’année pour le S&P 500 à 8 000 points, ce qui implique un gain supplémentaire d’environ 6 % par rapport aux niveaux actuels.

La saison des résultats viendra alimenter cette dynamique. La semaine prochaine, GM, Alphabet, IBM, Tesla, Intel et Verizon publieront leurs résultats. Parallèlement, les gains du marché se concentrent de plus en plus : les analystes estiment que seulement 13 émetteurs représenteront la moitié de la croissance des revenus du S&P 500 au cours des quatre prochaines années. Le problème n’est pas nécessairement un indice surévalué — c’est plutôt que le sort de l’indice repose sur une poignée de valeurs.

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Les acheteurs gardent la main sur les actions, mais ils attendent un signal clair des bénéfices des entreprises avant de pousser les indices vers de nouveaux sommets. La saison des résultats justifiera-t-elle des attentes aussi élevées ? Seul l’avenir le dira.

Techniquement, le graphique journalier montre un gap baissier à l’ouverture et une bougie avec une longue mèche basse. Une cassure sous son plus bas à 7 430 serait un signal pour renforcer les positions vendeuses.

Marek Petkovich,
Analytical expert of InstaTrade
© 2007-2026

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