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Le marché est entré en mode attentiste. L'indice du dollar dérive autour de 98.0 après les fluctuations des rendements des bons du Trésor. Mercredi, le rendement à 10 ans a augmenté au cours de la journée, puis est retombé à 4,22 %, et le DXY s'est replié depuis ses sommets intrajournaliers.
En début de journée, l'euro se maintenait près de 1,160 face au dollar, et la livre à 1,35. Les événements clés sont le PCE de vendredi (la mesure de l'inflation préférée de la Fed) et le bloc de données sur l'emploi la semaine prochaine.
Les marchés monétaires ont déjà anticipé une forte probabilité de baisse des taux en septembre (environ 89 %), plus élevée que la semaine précédente. La prime de rendement du dollar s'est réduite, mais le verdict final sur la monnaie est toujours en attente — une nouvelle impression du PCE pourrait changer la donne.
Le bruit politique aux États-Unis (tentatives de destitution d'un membre du Conseil de la Réserve fédérale) a été digéré par le marché, qui est revenu à une logique macroéconomique : le dollar vit toujours selon les données et les différentiels de taux.
Le message de la Réserve fédérale est "ralentissement, mais pas chute" : la position de politique monétaire "modérément restrictive" est maintenue, et à un certain moment, des baisses de taux seront appropriées — les seules questions sont le rythme et le calendrier.
Dans la zone euro, le climat des consommateurs allemands est tombé à 23,6 — le plus bas depuis avril. Pendant ce temps, en France, un vote de confiance est attendu, que le marché considère comme une source d'incertitude supplémentaire. La Grande-Bretagne a reçu un tableau mitigé : les ventes au détail ont chuté pour le onzième mois consécutif, mais l'inflation des prix à la production a accéléré à 1,9 % en glissement annuel — un signal d'une inflation persistante qui pourrait refroidir les plans de la Banque d'Angleterre pour un assouplissement supplémentaire.
Sur le cadre temporel quotidien, le DXY a dépassé ses moyennes convergentes à 10 et 20 jours, ancrant un biais haussier à court terme. Le prochain point de vérité est le 100DMA à 98,60 : une clôture convaincante au-dessus de 98,60 et le sommet local de 98,71 confirmeraient un élan vers 98,88, puis 99,00 et 99,57.
Un échec sous 98.60/98.71 nous ramènera à la fourchette de "faux départs" de 98.71–97.58, avec un focus sur 98.20 ; les objectifs inférieurs sont 98.05, 97.80, et 97.62. Les indicateurs soutiennent les haussiers : le RSI se maintient bien au-dessus du neutre, et le momentum sur 14 jours est en territoire positif. Cependant, cette avancée technique est extrêmement sensible aux surprises macroéconomiques. Un indice PCE élevé est une chance pour une rupture à la hausse ; une lecture faible risque de provoquer un repli vers le bas de la fourchette.
La logique de trading avant les publications est de respecter les niveaux. Acheter les replis de 98.20–98.05 avec un stop en dessous de 97.80 et prendre une partie des bénéfices dans la zone 98.88–99.00. Vendre en cas de montée à 98.88/99.00 avec un stop serré au-dessus de 99.57 si le momentum faiblit. Après les données, trader sur les faits—ne pas s'opposer aux chiffres.
EUR/USD. Le scénario de base est une fourchette avec un biais vers la limite supérieure si le PCE est faible. La paire reste dans la fourchette 1.158–1.173, où 1.1610 est le retracement Fibonacci de 50% de la baisse de juillet (1.1830–1.1400), et 1.1736 est le niveau de 78.6%, une barrière clé qui a vu un échec de cassure vendredi dernier.
Une rupture de 1,1736 ouvre la voie vers 1,1800-1,1850, et plus haut vers 1,1900. Une perte de 1,158-1,161 ramène la paire dans un canal descendant ciblant 1,1550 et 1,1500. Les risques politiques en France limitent l'appétit pour une appréciation de l'euro, mais un indice PCE faible et une Fed accommodante pourraient pousser la paire à 1,18 dans les prochaines séances.
GBP/USD. La livre se maintient près de 1,35, équilibrée par une inflation tenace et des ventes au détail faibles. Techniquement, les haussiers doivent défendre la plage 1,345-1,342 ; maintenir ce niveau donne une chance de dépasser 1,3590 et de tester 1,3700 sur un indice PCE faible.
Un passage en dessous de 1,342-1,340 augmente le risque d'une chute à 1,335-1,330. Fondamentalement, la livre semble sélectivement forte : tout signal que la Banque d'Angleterre n'est pas pressée de relâcher soutient la demande pour les rallyes sur un dollar faible, mais rend chaque rebond vulnérable aux prises de bénéfices.
Jusqu'au PCE de vendredi, le marché sera en mode conservation du risque : ce sont des jours pour la discipline, pas pour les actes héroïques. La meilleure approche est de trader depuis les bords, de maintenir des stops serrés et de prendre des bénéfices par étapes. Après les données, les scénarios sont recalculés instantanément.